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Publié le par Brigitte et Bernard

 

Départ depuis l'église romane de la commune du Pian Médoc sous un beau ciel bleu et une température agrèable;


Avant de démarrer Jean claude nous donne quelques renseignements sur l'église :

 

L’église de Le Pian Médoc est située sur un des points le plus haut de la commune,

à 22 mètres d’altitude. Il était en effet de tradition au XIIème siècle de construire autant que possible les églises sur les points les plus élevés des campagnes.

Sa création date vraisemblablement du XIIème siècle.

Elle fut restaurée en 1843 et de nouveau en 1963.

Le chevet et le clocher sont classés monuments historiques ainsi que les fonds baptismaux.

 

L’histoire montre que pendant la Terreur, l’église fut profanée, son grand crucifix rompu et les débris jetés dans les vignes du domaine de Marie Thérèse de LAMOUROUX. Cette dernière découvrit un jour, au milieu d’un sentier, un bras du Christ et s’écria « tout n’est pas perdu puisque la droite du Seigneur est restée parmi nous ».


En 1804, lors de la réconciliation canonique de Saint-Seurin du Pian, le prédicateur fit placer la « droite » du Seigneur au-dessus de la chaire.

 

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puis il évoque le château Malleret dont on aperçoit une partie du parc derrière un portail imposant:

 

Le château de Malleret

Situé sur un petit coteau qui domine La Jalle du Pian Médoc, Malleret avec sa façade lisse et blanche, ses combles abrupts, recouverts d’ardoises chapeautant un étage surélevé par les Clossmann, son perron gardé par deux lions, s’impose comme un des plus agréables domaines du Médoc. Les deux pavillons latéraux qui l’encadrent, construits sous Louis XIV, renforcent cette impression de charme et de beauté.


Aujourd’hui, seul ces deux pavillons rectangulaires dont l’un est flanqué d’une tour circulaire, hors d’œuvre, subsistent de l’ancienne gentilhommière du 17ème siècle.

 

 

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Devant la façade sud se déroule un tapis de verdure ; au nord s’avancent des servitudes et les anciens pavillons supportant les armes rouillées des Basterot ; puis à l’entour s’étend le vignoble au milieu duquel est élevé les bâtiments de l’exploitation viticole.

 

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Le domaine de Malleret semble n’avoir jamais été une seigneurie. Il appartenait au 17ème siècle à Monsieur de MALLERET, écuyer du roi avant d’être racheté par le Président de Basterot. C’était un petit domaine, une métairie, une habitation rustique à vocation vinicole autrement dit un « Bourdieu » (Bourdiu, Bourdhil en gascon) que Monsieur de Basterot fit démolir pour élever à la place un petit château genre Louis XV, avec perron, pavillons, surmontés de girouettes aux armes des Basterot.


Son parc est redessiné au début du 19ème siècle, sous Napoléon III, par l’ingénieur des eaux et forêts, Armand Joseph Ivoy, personnage étonnant à plus d’un titre, propriétaire du Domaine de Geneste au Pian Médoc.

 

Son vignoble de 60 hectares, reparti en trois parcelles de mêmes surfaces (20 hectares) et bien drainées,est situé   sur la commune du Pian Médoc et celle de Ludon.

 

Outre le domaine, le vignoble et le parc, Malleret abrite un des haras les plus prestigieux d’Europe.

Les voyages répétés de Paul CLOSSMANN en Angleterre lui fit découvrir deux passions : l’élevage des chevaux et la chasse à courre.

En 1836, il décide de créer un haras et fait construire des écuries sur le mode anglais avec un patio suffisamment vaste pour abriter quinze poulinières ayant engendré une pépinière de champions. C'est le début d'une relation étroite entre la vigne et les courses hippiques. Aujourd’hui encore les écuries restent un modèle du genre.

 

Pour terminer il mentionnera la demeure Lamouroux:

 

L'ermitage Lamouroux

 

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L'ermitage Lamouroux fut fondé en 1774 par trois membres de la famille du même nom.

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Durant la Révolution, Marie Thérèse de Lamouroux s'engagea aux côtés des prêtres réfractaires en leur offrant un abri. En 1801, elle fonda la congrégation religieuse de la miséricorde qui reste aujourd'hui propriétaire des lieux.

 

Après toutes ces informatons sur le patrimoine de la commune du Pian nous voilà partis à travers des vignes prestigieuses en direction du château Giscours


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   Présentation du Château Giscours

 

Le Château Giscours est un domaine de 300 hectares situé à Labarde, près de Margaux dont il a l'Appellation d'origine contrôlée. Son vin est classé Troisième Grand Cru en 1855 et certifié ISO 9002 en Janvier 2001.

 

Le vignoble s étend sur plus de 85 Ha, dont 80.5 en production, entouré de 300 Ha de prairies, de forêts et du lac crée à la deuxième moitié du XXème siècle.

Le vignoble est réparti en deux ensembles distincts et 43 parcelles avec une densité élevée entre 8300 et 10000 pieds

Chaque étape de la vinification est menée avec attention : la taille en Guyot double, le pliage, l’acanage, la complantation, le relevage, le rognage, effeuillage, éclaircissage, pour ce qui est de la conduite de la vigne.

Arrivés à pleine maturité, les raisins sont récoltés manuellement, triés rigoureusement, puis acheminés dans les différentes cuves thermo-régulées pour une première fermentation suivie d’une fermentation malolactique. L’élevage, en fut de chêne français, dure 16 à 18 mois. Durée pendant laquelle, sont effectués le soutirage (tous les trois mois), le collage aux blancs d’œuf et un contrôle gustatif pour apporté les meilleurs consignes.

 

Enfin, le vin vieillit dans les chais du château avant sa mise en bouteille, courant Juin.

 

Au loin les toits du château Giscours

 

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habitations typiques du Médoc avec pierres de parement et briquettes rouges

 

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à l'approche du château Giscours ...

 

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les vignes du château Giscours

 

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à perte de vue!

 

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la ferme Suzanne

 

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arrêt casse croûte

 

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avant de penetrer dans la cour du château

 

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les écuries

 

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la salle d'asile :lieu de repos pour les pèlerins;(on remarquera ici aussi la présence des briquettes comme élément de décoration )

 

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Historique du Château Giscours

 

Les premières traces du domaine de Giscours remontent aux environs de 1330, et on parle d’un Donjon fortifié.

 

En 1552, le vignoble était déjà reconnu pour la qualité de ses crus. Il fut notamment servi à Louis XIV, et en 1789, le domaine fut confisqué à la famille de Saint-Simon, alors propriétaires, pour devenir « Bien National ».

 

Les acquéreurs se succèdent et c’est en 1847 que le Comte de Pescatore entreprend la reconstruction du Château qui connaît sa consécration grâce au classement de 1855. Il est alors élevé au rang de Troisième Cru Classé de Margaux.

 

Apres la Seconde Guerre Mondiale, Nicolas Trai devient propriétaire du domaine. Il entreprend alors un plan de restructuration important d’abord concernant la création d’un lac artificiel pour que le vignoble retrouve son équilibre écologique, puis la restauration du château et enfin la modernisation des moyens d’exploitation et de production.

Les difficultés financières engendrées poussèrent le Château à s’ouvrir aux capitaux, en la compétence d’Eric Albala Jelgersma et de sa famille, natifs d’Hollande.

La rénovation du vignoble et des bâtiments, depuis plus de trente ans, ont amené le Château Giscours à atteindre les plus grands crus classés.

 

Aujourd’hui le domaine appartient à Eric Albala Jelgersma, également propriétaire du Château Du Tertre.

Un terroir réputé, une vinification des plus moderne et récompensée par la certification ISO 9002 obtenu en Janvier 2001, un engagement qualitatif humain basé sur le savoir-être, sont les atouts pour l’élaboration du premier vin et du second vin, La Sirène de Giscours.

 

Entrée du château

 

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Détail du portail

 

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la cour de la ferme Suzanne

 

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le terrain de polo

 

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détail architectural

 

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le parc sud du château

 

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les anciennes écuries

 

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salle de dégustation

 

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le cuvier

 

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le parc du château

 

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façade nord du château

 

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après cette belle visite nous cheminons le long de multiples étangs où poussent de beaux iris jaunes, où se prélassent grenouilles et  tortues...

 

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futur projet d'une base de loisirs?

 

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nous passons devant le petit château Monbrison

Le château

Monbrison a le charme d’une belle gentilhommière, d’époque et de style assez disparate mais dont la partie centrale la plus ancienne date du 17ème siècle. Au cours des ans, divers aménagements y furent apportés Au centre, une tourelle surplombe un porche recouvert de plantes grimpantes

 

 

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L’histoire de cette propriété a un goût plutôt romantique... Comment un écrivain, poète, artiste et journaliste américain du nom de Robert Davis se retrouva à Margaux, propriétaire du Château Monbrison ? Ce dernier, alors commissaire de la Croix-rouge américaine, rencontra, durant la première guerre mondiale Kathleen Johnston (fille de Nathaniel Johnston, alors propriétaire du Château Dauzac à Margaux et du Château Ducru-Beaucaillou à St-Julien) qui était infirmière dans la Croix-Rouge française. Robert Davis tomba éperdument amoureux de Kathleen et ce fut le coup de foudre…Suite à leur mariage, ils acquirent le Château Monbrison.

Après leur mariage, dans leur quête d'une résidence bien à eux, ils décidèrent d'acquérir "Monbrison", petite propriété se situant au milieu des graves d'Arsac. Au travers de années, ce vignoble eut à subir des hauts et des bas dont le plus important fut son arrachage en 1939, à la veille de la dernière guerre; (en 1940, Robert M. Davis, citoyen Américain, fut contraint par les troupes occupantes à quitter le territoire sous les 15 jours).pour ne retrouver sa forme actuelle qu'en 1963. Les vignes âgées à présent de plus de 35 ans, produisent depuis une belle décénie des millésimes aussi réputés que ses voisins immédiats.

 

 sa belle allée ombragée

 

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ses vignes bordées de rosiers

Les vins

A Monbrison la vinification est traditionnelle mais l’on pratique aussi les « vendanges vertes » (Jean-Luc Vonderheyden fut le tout premier à adopter cette technique dans notre appellation)

Laurent Vonderheyden, actuel propriétaire utilise des méthodes de culture et de vinification classiques, faisant ainsi du Château Monbrison, un cru engagé dans la quête d’une qualité irréprochable.

 

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après avoir déjeuné à Arsac nous repartons sous une chaleur de plus en plus forte ,à travers la forêt de pins où les passages à l'ombre sont appréciés de tous;nous apercevons de magnifiques rhododendrons sauvages

 

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... des plantes fourragères aux couleurs éclatantes ...

 

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sur le chemin du retour, la silhouette de l'abbaye se profile à l'horizon

 

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nous laissons sur notre droite  une petite ruine parmi les rangs de vignes

 

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et regagnons nos voitures

 

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Présentation

Club de marche de Carbon-Blanc du CACBO Le club de marche du CACBO est ouvert à tous, il fonctionne chaque mardi après midi (de 8 à 10 kms). Un jeudi par mois pour une balade de 20 kms et un autre jeudi pour un parcours de 15 kms. Avoir bon pied et bonne humeur. Lieu de rendez-vous à Jacques Brel à 13h45 le mardi et les autres jours à confirmer selon les destinations.

Pour tous renseignements s'adresser à Monsieur Patrick VALETTE

 Mobile: 06 88 58 03 40

Email : valette.patrick@gmail.com

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