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Publié le par Brigitte et Bernard

Cest encore avec la neige et le froid toujours là que nous partons faire une  Boucle de 13 km à partir du prieuré de Cayac, le long de l'Eau Bourde et du lac vert.

Le prieuré et l'église de Cayac : les bâtiments et leur histoire

Le pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle, au nord-ouest de l'Espagne, a été une formidable aventure spirituelle. Le prieuré de Cayac, autrefois hospice, reste un des derniers témoins de cette époque. La route passait autrefois entre le prieuré et l'église. Les récentes fouilles ont démontré qu'à l'origine, le passage était couvert.

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  L'Eau Bourde est un affluent (22,5 km) de la rive gauche de la Garonne, qui prend sa source à Cestas et, après s'être divisé en deux bras (l'estey de Franc et l'estey Sainte-Croix), se jette dans la Garonne au lieu dit « Clos de Hilde » à Bègles.

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Autrefois, un troisième bras de l'Eau Bourde, aujourd'hui canalisé, donnait naissance à l'estey de Tartifume et à celui de Lugan.

Le lit de l'Eau Bourde accueillait de nombreux moulins. Certains ont été restaurés (château de Rouillac, château d'Ornon, Moulineau, château de Montgaillard) et d'autres ont aujourd'hui disparu (prieuré de Cayac, Cazot).

 

On va  longer cette petite rivière tout le long de la promenade. 

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Les parcs traversés par l'Eau Bourde

Le parc de Cayac (8,5 ha)

Situé au centre de la commune, à l'intersection de la RD-D-10 et de l'Eau Bourde, ce parc abrite le prieuré de Cayac (XIIe siècle). Alunes, cyprès et chauves en sont les principales essences.

 

Le parc de Montgaillard (5,7 ha)

Au cœur de ce parc se trouve un des derniers moulins avec roue à aube, entièrement restauré, que compte la commune. Étang, aires de jeux et aire de pique-nique jalonnent le parc.

 

Le parc du Moulin d'Ornon (3 ha)

Bordé par l'Eau Bourde et l'étang d'Ornon. Ce dernier joue le rôle de bassin d'étalement et récupère les eaux pluviales du quartier de la House de Canéjan. Il est ouvert à la pêche (association des pêcheurs de l'Eau Bourde). Aménagement : aire de pique-nique.

 

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  Bassin d'étalement figé dans la glace

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Autrefois un rôle économique important

Au Moyen-Age existaient déjà des moulins à farine sur l'Eau Bourde. Ils appartenaient le plus souvent à des nobles ou à des communautés ecclésiastiques. Les habitants avaient pour obligation de moudre leurs grains au moulin du seigneur, moyennant redevance (droit de ban). Ce système fut supprimé à la Révolution.

Quelques moulins ont pratiqué la mouture des grains plus longtemps que d'autres : Montgaillard, Cayac, Poumey et Cazaux. Puis ils s'essayèrent à d'autres activités plus ou moins lucratives et parfois inattendues (fabrique de chocolat, de pains de glace, d'engins explosifs, pulvérisation de silex...) Celui de Cayac fut le seul à rester jusqu'à la fin un moulin à farine.

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  Château du moulin d'Ornon

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  Canards colverts, poules d'eau ont colonisé cette petite rivière

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  Le Petit Arcachon: ce nom remonte à l'époque où un peu de terre sablonneuse , en bord de rivière, faisait office de plage

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  Spectaculaire platane tricentenaire derrière le moulin de Rouillac

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  Vue depuis le terre plein du moulin

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  Pour le plaisir des yeux !

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Mais un entretien négligé

L'entretien de l'Eau Bourde était une obligation pour les riverains. Pourtant, en dépit de règlements et arrêtés précis, la mauvaise volonté des propriétaires fut flagrante tout au long du XIXème siècle... et la rivière trop souvent polluée. La situation était aggravée par l'absence de système d'assainissement et la faible pente de l'Eau Bourde.

Dans la première moitié du XXème siècle, l'utilisation grandissante de l'énergie électrique obligea les moulins à fermer. La rivière inutilisée tourna à l'abandon.

A partir des années 80, ce fut l'acquisition progressive des berges par la commune : la rivière désormais entretenue était sauvée. Chemins de promenade et parcs ont été aménagés tout au long de la traversée de la ville. Trois des moulins sont devenus communaux : Ornon, Montgaillard et le Moulineau (à la Maison de la nature). Les ouvrages de régulation ont été remis en état.

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Pendant quelques kilomètres nous nous éloignons de l'Eau Bourde pour nous enfoncer parmi les pins où la neige est encore très présente !  

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  Découverte du lac Vert 

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  Vues sur le lac

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  Retour vers l'Eau Bourde et passage au Petit Bordeaux

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  puis parmi les vignes de Pessac Léognan ;ici le château Seguin

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  Passage sur l'une des multiples passerelles qui enjambent la rivière

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Nous empruntons le chemin du Prieuré

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Le prieuré et l'église de Cayac : les bâtiments et leur histoire

 

Origine du nom

Le nom même de prieuré date du XIVe siècle. Mais l'ensemble existait bien avant.

 Il était destiné, à son origine, à l'hébergement des pèlerins se rendant en Espagne sur la tombe de "Jacques le majeur", disciple du Christ.

Au départ (fin XIIe - début XIIIe), c'était un hospice, ou hôpital, tenu par des religieux. Il avait un rôle d'accueil

Du XIVe au XVIIe siècles, l'hospice est transformé en prieuré (sorte de couvent) dont la fonction première n'est plus l'accueil des pèlerins.

Du XVIIe siècle à la Révolution Française, l'ensemble appartient aux pères Chartreux. Les pèlerins se font moins nombreux.

A partir de la Révolution, les bâtiments vendus séparément subissent des transformations regrettables.

1979-1988 : sauvetage de Cayac par la commune qui rachète tout d'abord l'Église à la famille Calvet puis ensuite le Prieuré à la famille Barbet.

 

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  Cayac aujourd'hui

Les bâtiments rénovés abritent des lieux de vie culturelle et associative, un gîte pour les pèlerins , renouant ainsi avec la tradition, et le musée Georges de Sonneville.

 

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Datation des bâtiments

• L'église et les trois portails sur le chemin, parties les plus anciennes, ont environ huit cents ans (fin XIIe ou début XIIIe siècle). Après la Révolution française, l'église abrite une verrerie et subit des mutilations (obturation d'ouvertures, fermeture de la nef sud, installation de fours).

• Le petit « château » qui lui fait face n'existait pas au Moyen-Age. A sa place se trouvait un autre bâtiment dont nous ignorons tout, qui servait de domicile aux religieux. Par la suite, il est démoli et reconstruit au XVe siècle avec les pierres de la bâtisse primitive. Il est restauré au XVIIe siècle et occupé par les pères Chartreux (d'où le nom de la rue de Chartrèze). Les fenêtres à meneaux datent de cette époque. Vers 1850, il est transformé dans l'esprit médiéval, alors à la mode (décoration de la grande salle et, à l'extérieur, tour carrée et créneaux).

 

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  Fin d'une balade fort agrèable ,au plus prés de la nature !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Présentation

Club de marche de Carbon-Blanc du CACBO Le club de marche du CACBO est ouvert à tous, il fonctionne chaque mardi après midi (de 8 à 10 kms). Un jeudi par mois pour une balade de 20 kms et un autre jeudi pour un parcours de 15 kms. Avoir bon pied et bonne humeur. Lieu de rendez-vous à Jacques Brel à 13h45 le mardi et les autres jours à confirmer selon les destinations.

Pour tous renseignements s'adresser à Monsieur Patrick VALETTE

 Mobile: 06 88 58 03 40

Email : valette.patrick@gmail.com

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