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Publié le par Brigitte et Bernard

Les vacances étant terminées , voici un petit rappel historique sur notre visite de Nérac du mois de Juin (... il faut bien recommencer à faire les devoirs !)

 

 

 

 



 

 

Aujourd'hui, nous partons pour  Nérac, jolie petite ville du Lot et Garonne qui s'organise de chaque coté de la rivière: la Baïse

Bonne humeur et soleil sont au rendez vous ! Françoise Martine Christian et Michel sont les maîtres de cérémonie et nous ont organisé pour la matinée une rando d'une dizaine de kilomètres puis repas et enfin visite de Nerac en compagnie de Janouille qui nous conduit à travers les anciens quartiers de la ville, la « maison des Conférences », le Pont vieux sur la Baïse…

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Rappels historiques

Nérac est la capitale du Pays d'Albret. Cette sous-préfecture du Lot-et-Garonne a connu son apogée à la Renaissance lorsque Marguerite de Navarre, reine de Navarre et sœur de François 1er, se fixe à Nérac après son mariage avec Henri II, roi de Navarre. Elle est plus connue sous le nom de Marguerite d'Angoulême ou de Navarre.  Elle attire à Nérac nombre de lettrés, d'érudits, d'humanistes et de précurseurs de la Réforme..Elle y établit sa cour.  Elle nous dit dans ses mémoires : " faisant la plupart de ce temps là notre séjour à Nérac, où notre cour était si belle et si plaisante que nous n'enviions point celle de France". 

A partir du XVIe siècle, Nérac devient la résidence favorite des Albret et un fief du protestantime 

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Sa fille, Jeanne épouse Antoine de Bourbon.Elle se convertit au protestantisme en 1560. Nérac devient alors une capitale religieuse où sont reçus les intellectuels de la Réforme. Elle apparaît comme un des chefs du parti protestant et prend position face au roi Charles IX et à sa mère Catherine de Médicis Leur fils, Henri III de Navarre, affectionne beaucoup Nérac où il a passé une partie de son adolescence et y a forgé sa réputation de "Vert galant" qui a notamment laissé une légende, celle de Fleurette, fille de jardinier, qui se serait noyée dans les eaux de la Baïse, par dépit amoureux. .

Alors que le Royaume de France se divise, opposant catholiques et protestants pendant les guerres de Religion, les reines de France et de Navarre cherchent un compromis. Le mariage d’une princesse de France catholique,Marguerite de Valois, avec Henri de Navarre, protestant, est une arme politique utilisée par leurs parents pour sceller la paix religieuse.

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Il se marie avec Marguerite de Valois (celle que l'on surnomme la Reine Margot) fille du roi de France Henri II et de Catherine de Médicis

Cette union a lieu le 18 août 1572 à Paris, elle est marquée par le massacre de la Saint-Barthélemy, le 24 août. Henri de Navarre ne doit la vie sauve qu'à son statut de prince de sang. Il est contraint de se convertir au catholicisme. Peu

après 1576, il rejoint les terres familiales de Nérac. Entre 1578 et 1582, il séjourne souvent à Nérac et la Reine Margot  fera aménager en promenade le parc de la Garenne . Ils résident ensemble à Nérac, de 1577 à 1582. 

  Henri III de Navarre, fait ensuite de Nérac une place politique importante. Nérac accueille la Chambre des comptes (1527) et la Chambre de l'Edit de Guyenne (1598). Nérac devient capitale du duché d'Albret. De 1578 à 1579, Catherine de Medicis vient y négocier la paix au cours des Conférences de Nérac.

 

  Avec son épouse, Marguerite de Valois, il rassemble une cour où se déroulent plaisirs de l'esprit et de la table, parties de chasse et conseils politiques. En 1588, Henri de Navarre quitte Nérac définitivement, à son avènement, il devient Henri IV, roi de France et de Navarre. C'est le premier des Bourbons.

 

Après sa mort, la ville huguenote tombe dans les mains des catholiques et perd son pouvoir politique.Après le faste de la Renaissance, Nérac , protestante, plie devant l'armée royale et doit se rendre au Duc de Mayenne. L'heure est à la destruction. Les institutions sont transférées à Bordeaux et Pau.

 

Mais elle retrouve le chemin de la prospérité au XVIIIe siècle grâce à ses tanneries, ses minoteries et le commerce de la farine vers les Antilles. Au XIXe siècle, la ville se transforme encore et prend son visage actuel au XIXe siècle sous l'influence du baron Hausmann, sous-préfet de 1832 à 1840.

  Puis le Mézinais Armand Fallières maire de Nérac, conseiller général et député (puis Président de la République en 1906) contribue également à cette transformation en favorisant notamment le développement du chemin de fer.

 

 

 

On ne peut que penser à l'histoire quand on se promène dans Nérac. Les maisons des XIVe et XVe siècles du Vieux Nérac, les nombreux hôtels particuliers,  le parc royal de la Garenne et ses nombreuses fontaines sont là pour nous la rappeler. 

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Le tourisme fluvial à Nérac

  Nérac fut fondé à la fin du XIe siècle autour d'un prieuré, sur les berges de la Baïse rivière si difficilement domptée

la Baïse prends sa source dans les Haute Pyrénées sur le plateau de Lannemezan et va se jeter dans la Garonne à Aiguillon entre Agen et Marmande

La traversée des rivières s'est longtemps faite à gué ou par bac, ou encore par des ponts en bois fréquemment endommagés par les intempéries. Au Moyen Age, on construit des ponts sur les principaux points de passage des routes. Pendant des siècles, ce sont des constructions en pierre de taille, avec des arches en plein cintre, ou des arcs brisés comme à Nérac. A partir des années 1830-1840, les nouveaux ponts sont des ponts suspendus à tablier métallique, comme celui de Vianne.

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Si de nos jours, la Baïse s'offre aux flâneries des plaisanciers, ce n'est pas sans difficulté qu'elle fut utilisée pour le transport fluvial dès la fin du XIIIème siècle. Il en reste pour trace les nombreuses écluses qui la jalonnent ;les premières furent cnstruites par Sully

  Cette rivière rendue navigable tint un rôle important dans l'essor de la cité à la fin du XVIIIe siècle

 les écluses permirent le transport par les gabares de l'armagnac, balles de tabac, bouchons de liège,  tonneaux de vin de Buzet ou  farine blanche en partance pour les îles...

 

. Aujoud'hui le port existe toujours, les bateaux-promenade ayant remplacé les gabarres de marchandises et les bateliers sont devenus des plaisanciers ... quant au promeneur, il se laisse simplement prendre par le charme des quais

Vue sur le pont roman, dit "Pont vieux" et la rivière Baïse

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Le vieux pont avec ses belles arches en ogive relie les deux parties de la vieille ville ,date du XVIe siècle. Il fut souvent endommagé par les crues de la Baïse, jusqu'à devoir être reconstruit en grande part au début du XIXe siècle (en respectant l'aspect original 

 

Le Parc de la Garenne : Sur la rive droite de la Baïse, ce parc aménagé par le grand-père d'Henri IV est le plus ancien site classé de la région; Le Parc royal du château Henri IV présente une "allée des 300 pas", offrant ainsi 3 km de promenade à travers chênes centenaires sur les traces de la Reine Margot et des amours d'Henri IV. Fontaines et rives romantiques

  La famille d’Albret possédait un parc ou garenne.Le domaine est agrandi entre 1578 et 1582 par Henri de Navarre et Marguerite de Valois. En 1579, Margot prolonge cette promenade bordée d'ormes et de chênes : l'allée des « trois mille pas ». C’était un parc arboré, doté d'une fontaine près d’une grotte, la fontaine Saint-Jean, et d'un petit oratoire où Marguerite de Valois faisait ses dévotions. La reine Margot évoque dans ses Mémoires les promenades avec les dames et les gentilhommes de la cour sous les futaies de la Garenne. D’autres monuments sont ajoutés par la suite : de nouvelles fontaines, pour la naissance de Louis XIII, puis au XIXe siècle, en l'honneur des Marguerite de la famille d'Albret.

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ce domaine est ensuite  rattaché au domaine de la couronne de France en 1607.

Cet ensemble divisé pendant la Révolution est cédé en différents lots en 1810.La municipalité en acquiert une partie. Au XIXe siècle, le jardin est transformé en potager. Dans la Garenne, des vestiges d'une villa gallo-romaine sont

découverts ; on installe des fontaines, dont celle de Fleurette ; un chalet et un kiosque sont construits afin d'embellir le parc. Puis, en 1909, la Garenne devient le premier site classé d’Aquitaine au titre d’« ancien Parc du château des rois

de Navarre ». Séparé du château par le nouvel urbanisme haussmannien et par les différents aménagements réalisés aux XIXe siècle et au XXe siècle, le parc devient un lieu de promenade pour les Néracais 

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La fontaine Saint-Jean se trouve à côté d'une petite grotte où l'on peux admirer une belle statue en marbre blanc réalisée par Pierre-Etienne Daniel Campagne et représentant Fleurette dénudée, la première maîtresse du futur roi Henri IV, qui a eu plus de 30 maîtresses reconnues historiquement entre 1571 et 1610.

Conter fleurette

En 1578, la Reine Margot rejoint au château de Nérac le Prince de Navarre .S’ouvre une période de faste et de plaisirs.  Nombre d’histoires d’amour s’y nouent, dont la pluscélèbre est celle de Fleurette. Cette jeune jardinière séduite par le Vert Galant n’accepta pas son abandon et s’en noya de désespoir. De cette légende naquit l’expression conter fleurette et plus tard le verbe flirter… Une statue de marbre de l’époque romantique immortalise la belle au coeur du parc qui n’a rien perdu de son charme d’antan

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Le château, sa construction

  Le château Henri IV, résidence royale des seigneurs de l'Albret, témoigne aujourd'hui de la richesse historique de Nérac.

Au XIe siècle, Nérac devint une possession des seigneurs d'Albret (alors installés à Orthez). Ils apprécièrent le village, qui bénéficiait en outre d'une position stratégique sur la Baïse, et décidèrent d'y construire un château.  Sa construction commence au Moyen Âge, et divers ajouts furent apportés jusqu'à la Renaissance,contribuant à l'embellissement de cet ensemble: le parc de la Garenne et les jardins du Roi au XVIe siècle. Malheureusement, une grande partie du château fut détruit à la Révolution Française, ne laissant à peu près intact qu'une des quatre ailes et tours de défense de la construction originale.

Celle-ci est très belle, avec une longue galerie parée de colonnes torsadées et de médaillons représentant un bestiaire assez varié. 

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Destruction et réhabilitation

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, délaissé, sans entretien, le château tombe peu à peu en ruines. Déclaré Bien National en 1793, la destruction du château est interrompue en 1794. L’aile Nord préservée est vendue par lots à partir de 1811.

Classé Monument Historique en 1862, les lots sont rachetés aux copropriétaires.

Le château est alors restauré pour accueillir les collections du musée municipal.L'ensemble est inauguré le 23 septembre 1934. Image121

 

L'église Saint-Nicolas connut une construction assez mouvementée.

En 1096, Urbain II consacre une église dédiée à St-Nicolas. Cette église s'étant détériorée, les notables de la ville, soutenus par Tourny, intendant de Guyenne, décident de construire une nouvelle église à la place de l'ancienne. La rigueur des lignes, l'utilisation d'ornements issus de l'architecture antique et la sobriété de la décoration permettent d'y voir un exemple du style néo-classique.

Mais ce n'est qu'en 1855 que l'édifice reçoit ses deux clochers, son mobilier, ses peintures murales et ses vitraux (vitraux de Joseph Villiet).

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La maison des confèrences La Maison des Conférences où furent négociés vers 1580 les préalables de l'Edit de Nantes

  L’hôtel particulier connu sous le nom de Maison des Conférences est un édifice des années 1530-1540. C’est un exemple remarquable de l’introduction des décors de la Renaissance en Gascogne. Les façades sur la cour offrent trois niveaux de galeries, des encadrements de fenêtres à pilastres ornés de motifs géométriques et terminés par des chapiteaux à têtes d’angelots, de putti et de mufles de lion. Le pavillon d’escalier est un ajout de la fin du XVIe siècle. L'hôtel n'a cependant pas été le cadre des Conférences pour la paix religieuse en 1578, qui se sont probablement déroulées au château.

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La Maison de SULLY

  L’hôtel de la rue de Sully se compose de deux corps de bâtiment séparés par une cour et reliés par une galerie en bois. Une tour, abritant un escalier en vis desservant les étages, domine les toits du Petit Nérac. La porte d’entrée à pilastres et fronton, l’arc de la boutique et les grandes croisées en pierre ont été restaurées récemment. Le compagnon d'armes et ministre d'Henri IV aurait occupé cette maison qui porte son nom.

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Nérac, la balade de Nazareth

Cet itinéraire qui traverse la Capitale de l’Albret présente le Val de Baïse des coteaux à la plaine.

Point de vue sur la ville, panoramas sur de larges paysages, fenêtres sur la rivière..........

Cette balade se termine par la Garenne, enjambe la Baïse avant de parcourir les rues historiques autour

du château, puis celle du petit Nérac, surplombant la rivière, rive droite.

 

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La fin de la journée se terminera par le dernier pot de l'amitié et son fameux tirage au sort Image203

 

 



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Baudelot 03/09/2013 18:54

superbe reportage super musique pour les absents

Présentation

Club de marche de Carbon-Blanc du CACBO Le club de marche du CACBO est ouvert à tous, il fonctionne chaque mardi après midi (de 8 à 10 kms). Un jeudi par mois pour une balade de 20 kms et un autre jeudi pour un parcours de 15 kms. Avoir bon pied et bonne humeur. Lieu de rendez-vous à Jacques Brel à 13h45 le mardi et les autres jours à confirmer selon les destinations.

Pour tous renseignements s'adresser à Monsieur Patrick VALETTE

 Mobile: 06 88 58 03 40

Email : valette.patrick@gmail.com

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