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Publié le par Brigitte et Bernard

Bazas-Benat 1991

 

 

Le départ

(pour voir tout l'album cliquez sous le lien dessous)

 

Bazas-Benat Bazas-Benat

 

Bazas-Benat 2041

 

 

La cathédrale

 

 Bazas-Benat 2059

Sur un éperon dominant le confluent du Maratin et de la Beuve, s’installa, le long de l’itinéraire allant de Bordeaux à Toulouse, une ville romaine ceinte d’une muraille (dont des fragments sont encore visibles dans le jardin de l’évêché).Dans l’angle de l’enceinte, se logea, durant les derniers siècles de la romanité, un groupe épiscopal parmi lequel figurait une église dédiée à saint Jean-Baptiste. L’église et la ville souffrirent du passage des Goths, des Alains, des Vascons, des Francs et des Normands. Au 12e siècle, lorsque le chanoine Garsias rédigea son panégyrique de l’église dans laquelle avait été miraculeusement découvert, un siècle auparavant, un vase contenant le sang du Baptiste, devait exister une cathédrale romane consacrée par le pape Urbain II en 1094. De cette cathédrale, subsistent peut-être la base du clocher et quelques pans de maçonnerie.

La nouvelle cathédrale

Vers 1233, sous l’épiscopat d’Arnaud de Tontoulon, on entreprit de reconstruire la cathédrale selon les formules architecturales gothiques. Il semble que, dans un premier temps fut établie une nouvelle façade. Les travaux progressèrent lentement au 13e siècle, puis s’accélérèrent sous le pontificat de Clément V, enfant du pays né à Uzeste, à quelques lieues de Bazas. On travaillait encore à l’enrichissement de la façade au début du 16e siècle, et c’est ainsi un magnifique édifice richement orné que saccagèrent les huguenots, avant de le détruire partiellement en 1576. L’évêque Arnaud de Pontac entreprit sa reconstruction, poursuivie par son neveu et son petit-neveu jusqu’en 1635. Une inscription placée dans le chœur rappelle la générosité des Pontacq qui eurent la sagesse d’engager des maîtres d’œuvres capables d’adapter leur pratique à l’esprit général gothique des parties existantes.

Le savoir-faire des tailleurs de pierre

Le résultat de cette histoire mouvementée donne un édifice relativement homogène et élégant, de dimensions plutôt modestes pour une cathédrale (83 m de long, 20 m de hauteur sous voûte) mais pourvu d’une façade dont le charme réside essentiellement dans la fusion de styles architecturaux très divers. La cathédrale Saint-Jean de Bazas témoigne ainsi de la pérennité d’un savoir-faire : celui des tailleurs de pierre utilisant admirablement les potentialités du blond calcaire à astéries local. Cette façade qui dresse au-dessus des trois portails sculptés du 13e siècle un "frontispice" où les remplages de la rose gothique, les rempants à crochets soutenus par de fines arcatures de Mathelin Galopin sont associés à un fronton et des volutes issus de la tradition bramantesque, est mise en valeur par le cadre architectural unique d’une immense place qui tient du parvis et du podium.

La cathédrale est classée au patrinoine mondial de l'UNESCO dans la cadre des chemins de Saint Jacques de Composelle depuis 1998.



 Bazas-Benat 2028La Place

 

Son origine remonte au XIIème siècle. L’oppidum Gallo-Romain de COSSIO, inscrit sur le plateau rocheux de forme allongée situé entre les vallées fortement encaissées du Saint Vincent au nord, et du Beuve au sud, s’avéra trop exigu pour la population en augmentation. A une époque estimée au Xème ou XIème siècle les marchands sortirent de l’oppidum pour installer un marché dans le secteur ouest, le MERCADILH, où ils élevèrent l’église Notre-Dame.

 

 

Bazas-Benat 2039Dès le XIIème siècle l’accroissement important de la ville provoqua l’occupation de l’ère géographique de la place actuelle, pratiquement dans ses dimensions (130 x 80 m). La présence de nombreux gens de robe exerçant dans les diverses juridictions importantes de la cité et également de gens d’épée généra des catégories sociales dont les moyens et la culture permirent un développement urbain de qualité.

Des maisons et des hôtels particuliers furent édifiés à partir de cette époque et des fonctions héréditaires permirent à certains bourgeois fortunés d’accéder à des titres nobiliaires ou à des distinctions importantes. Ainsi par exemple les familles d’ANDRAULT, de SERVIERES, de MAUVESIN, de LABOYRIE et autres personnages, conseillers à la cour Présidiale, lieutenants du Sénéchal ou membres de la Jurade, s’installèrent sur la place de la Cathédrale à proximité de leur évêque.

La place devint un lieu important pour la vie de la cité et la marque est restée dans les temps modernes où cette distinction perdure dans les festivités traditionnelles.

 

LES HÔTELS PARTICULERS

 

L’hôtel d’Andraut

 Bazas-Benat 2031bis

 

Cette imposante maison de la place de la cathédrale représente bien le type de construction de l’époque de Louis XIV. Sa façade symétrique et régulière est construite sous le module de 3 : 3 travées, 3 arcades régulières en anse de panier, 3 étages avec chacun 3 fenêtres et un fronton triangulaire marqué par 3 acrotères.

Quelques décors ou moulures ainsi qu’un oculus au milieu du fronton agrémentent ces ensembles géométriques bien composés.

Elle fut le domicile de la famille Andraut depuis 1653 où Annet d’Andraut était procureur du roi au Présidial de Bazas. L’autre maison d’Andraut (maison de l’Astronome) ne porte le nom que depuis le début du XIXe siècle quand elle fut habitée par les deux derniers descendants de la famille.

 

 

 

 

 

La Maison de l’Astronome

 

Bazas-Benat 2029

 

 

Construite sous François 1er vers 1530, pour les membres de la famille

Fautoux, magistrats au Présidial, elle ne prit le nom de la famille Andraut qu’au début du XIXe siècle.

Sa curieuse appellation provient de sa décoration gothique agrémentée de corps célestes et d’un astronome oriental coiffé d’un bonnet pointu. Sa forme architecturale avec son pignon coupé à redents ou à pas de moineau, qui se retrouve dans les Flandres, lui vaut également l’appellation de maison Hollandaise.

 

 

 

 

 

 

 

L’Hôtel Bourriot

 

Hôtel Bourriot

 

 

Cet hôtel fut construit vers 1760 par Pierre Bourriot subdélégué à Bazas de l’Intendant de Guyenne Louis-Urbain Aubert, marquis de Tourny. Maire de Bazas de 1758 à 1767, Pierre Bourriot, outre ses talents d’administrateur, introduisit la pomme de terre dans le bazadais. L’élégante façade de l’immeuble, élevé sur deux étages, est rythmée horizontalement par des corniches et verticalement par des pilastres en pierre de taille qui encadrent les deux rangées de fenêtres. Ces ouvertures s’ornent de remarquables garde-corps en fer forgé du XVIIIe siècle. Cet immeuble, composé de deux corps de bâtiment avec cour intérieure et jardin donnant sur la promenade de la Brèche n’a subi que très peu de modifications depuis ses origines.

 illustration :revue Contact
(amis de la cité)

  

 

 

Le Présidial

 

Bazas-Benat 2043

 

Cour de justice royale créée en 1551 par un édit de Henri II, le premier palais Présidial fut édifié à Bazas en 1553. Plutôt que de séparer le bâtiment vétuste initial construit derrière la halle et caché par elle, l’intendant de la généralité Boucher demanda, en 1729, la construction d’un nouvel édifice " plus convenable pour la commodité du public, celle des officiers et pour la décoration de la ville ". Le Présidial, avec son appareil de pierre de taille est l’illustration parfaite du style architectural du XVIIIe siècle. Il est inscrit à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments historiques.

L’Hôtel de Laboyrie

 

Bazas-Benat 2061

 

 

 

 

Constuit au début du XVIe siècle, sa charpente à chevrons - portants – fermes en chêne évoque une carène de navire renversée. Ce type de charpente, que l’on rencontre rarement dans nos régions est caractéristique des constructions gothiques de la France septentrionale au XVe siècle. Vers 1570, Berthomieu Laboyrie, marchand à Bazas, possède cette maison. Le dernier du nom, François, s’allia au début du XIXe siècle à la fille du Marquis de Roquetaillade, premier baron du Bazadais

 

 

 

 

 

 

 

Les remparts et poternes

 

Le site définitif fut à l’origine un oppidum, c’est-à-dire, une ville fortifiée romaine, rassemblée sur un éperon rocheux triangulaire inscrit entre les vallées des ruisseaux Beuve et Saint Vincent. Son nom était COSSIO. Les fouilles récentes effectuées au Jardin du Chapitre confirment bien l’occupation de cette éminence au premier âge de fer (VIIème à Vème avant J.C.), par la présence de trous circulaires de poteaux protohistoriques constituant les traces du plus ancien palis existant.

Perpendiculairement à l’ancien mur de façade du Palais Episcopal, le rempart antique du Bas-Empire (IIème et IIIème siècle) se voit sous forme d’un fort massif de maçonnerie de quatre mètres de large constitué de briques plates et de pierres d’arase, liées avec du mortier. Les constructions en petit appareil Gallo-romain (rempart Nord) ont servi de base aux remparts médiévaux en pierre. Cette enceinte témoigne de l’importance historique de la cité dépositaire pendant des siècles de la puissance de l’Eglise (évêché de première importance depuis le Vème siècle), de la représentation royale (Sénéchal et Présidial, cour de justice royale) et de la commune (Jurade).

La vue d’ensemble des remparts est attestée par le dessin à la plume de 1612 du hollandais Jacob de WEERT, existant à la Bibliothèque National. On estime que cette perspective est celle qui existait déjà au XIIIème siècle, époque où BAZAS était, depuis les origines, un carrefour routier très important, où les voies se coupaient à l’intérieur de la cité. Les artères la contournant par l’extérieur s’établirent lors de l’agrandissement progressif de la ville, hors des murs permettant ainsi une traversée plus pratique.

Au XIVème et XVème siècles, les faubourgs de Bragous et de Saint Antoine furent chemisés de remparts, comme le couvent des Cordeliers à l’ouest, qui pouvaient ainsi servir de défense avancée. Les cinq portes, (Font d’Espan, Pallas, Bragous Taillade et Saint Martin) et les deux poternes (le Gisquet et La Brèche), permettaient la circulation avec l’extérieur. Les portes furent supprimées à la fin du XVIIIème siècle et, les fossés de l’ouest et du nord étant comblés, permirent le passage des routes de Bordeaux à Bayonne et à Casteljaloux.

Les remparts existants à ce jour sont classés à l’Inventaire des Monuments Historiques.

LA POTERNE SUD

La " Poterne de la Brèche " est située en bas de la rue Servière. Elle constitue le sous-sol d’une maison particulière et est composée de deux salles et d’une cave creusée dans la roche. Elle fut construite en plusieurs épisodes. Premiers vestiges du XIIIème siècle : courtines dotées d’un chemin de ronde en encorbellement à l’extérieur dont la trace est visible au dernier niveau de la maison. La base d’un des murs est ouverte par deux arcades construites devant un escalier étroit permettant d’accéder en montant à l’intérieur de la ville. C’est la seule entrée existant au sud de la ville, et on ne peut la franchir qu’à pied.

A la fin du XIVème siècle la poterne est dotée d’une tour rectangulaire (6mx10m) en pierres de taille. Deux portes ouvrent le rez de chaussée. La tour est à deux étages avec latrines, ce qui laisse supposer une utilisation de qualité, en relation avec le palais épiscopal voisin.

Au XVIème siècle les murs sont épaissis à 2 m, laissant une impression de forteresse, normale dans cette période de guerres. Mais c’est peut-être au XVIIIème siècle que l’on doit trouver l’ouverture de l’arcade extérieure de plein-cintre de la poterne. Au XIXème siècle la totalité de la maison fut utilisée à usage d’habitation. Les travaux récents de remise en état (1999) permirent de retrouver les " éléments d’ambiance " de cette porte discrète de la cité.

 

Bazas-Benat 2007

 

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Club de marche de Carbon-Blanc du CACBO Le club de marche du CACBO est ouvert à tous, il fonctionne chaque mardi après midi (de 8 à 10 kms). Un jeudi par mois pour une balade de 20 kms et un autre jeudi pour un parcours de 15 kms. Avoir bon pied et bonne humeur. Lieu de rendez-vous à Jacques Brel à 13h45 le mardi et les autres jours à confirmer selon les destinations.

Pour tous renseignements s'adresser à Monsieur Patrick VALETTE

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